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23- Marlune

  Allongée sur le dos, épuisée,

  Elle fixe le plafond.

  Match nul remporté,

  Mais chaque seconde rapproche sa tombe.

  Sa soie n’aura servi à rien,

  Les blessures sont trop importantes.

  Elle se prépare à rejoindre les siens,

  Et pourtant, à ce moment,

  Elle se rappelle son compagnon tombé précédemment,

  Qu’elle va également rencontrer de l’autre c?té.

  Elle ferme les yeux,

  Prête à rejoindre les cieux.

  ---

  Un long silence.

  Celui des derniers soupirs.

  Les temps les plus durs sont les plus lents.

  Le bruit du grand gris

  Brouille les oreilles,

  Et, même si l’on crie,

  Nos oreilles sont en veille.

  Les oreilles sont en veille.

  Une fleur pousse.

  Un lycoris rouge.

  Un second le rejoint,

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  Un troisième plus loin,

  S’ensuit une véritable troupe.

  Sur les blessures de la femme,

  Aspirant les globules.

  La douleur du combat,

  Et les pensées tordues.

  Les oreilles se débouchent,

  Et une voix déboule :

  - Ezra ! Ezra ! Eeeooh, j’suis là ! Eeooooh, eoooooooh !

  Crone était à moitié recouvert de fleurs.

  - Désolé, j’ai pas pu venir plus t?t.

  Un type m’avait salement blessé, c’était soit je mue, soit je meurs.

  Et j’ai pris du temps pour me reformer depuis un bourgeon.

  La femme se contente de fixer l’enfant d’un air soulagé,

  Et il se met à trembler : le plafond.

  Il comprend vite, ce gar?on.

  Il attrape son amie avec des lianes renforcées,

  Et commence une course effrénée.

  Les rochers tombent,

  Il les esquive, et le palais devient de plus en plus sombre.

  La poussière s’agglutine, cela devient irrespirable.

  Derrière eux, un gros cocon tra?ne :

  C’est Ezra, que Crone tirait sans relache.

  - Respirer... devient une lourde peine...

  Crone ralentissait, à bout d’oxygène.

  Et c’est avec beaucoup de difficulté qu’ils purent sortir.

  ---

  Tandis que le gar?on reprenait son souffle, harassé,

  Il constata les corps des trois assassins du Marquis.

  Mais aussi des traces de sang désignant un chemin escarpé.

  Sous les cranes humains géants servant de lanternes,

  Le trou béant d’où ils étaient tombés,

  Et l’ambiance désormais terne,

  Ils avancent.

  La porte d’une brasserie, précédée par un escalier timide,

  était entrouverte et repoussait une odeur rance.

  Alors, ils y entrent.

  Un lustre éclairait Oskar,

  Soignant Siofra de ses blessures multiples.

  Crone s’avance prudemment, prêt à se battre.

  - N’étiez-vous pas le servant d’un Marquis, Oskar ?

  - Notre Ma?tre l’était sans consentement.

  Mais maintenant que Ruh l’a libéré,

  Notre empire pourra redevenir cette cité vampirique adulée.

  Soudain, une aura de majesté, d’honneur et de fierté vint embaumer tout le groupe.

  - Je vous remercie d’avoir combattu Zakar?n. Vous êtes une bonne troupe.

  Ainsi, j’ai soigné votre camarade blessée...

  - Tu parles ! T’as failli nous tuer au début !

  J’ai d? argumenter pendant bien plusieurs minutes

  Pour que tu daignes nous protéger ! s’indigne le Disgracié.

  - Il faut dire que ton masque n’arrange pas les choses.

  ---

  Sur un bateau, non loin d’une c?te,

  Un homme avec un bandeau, de longs cheveux noirs et ondulés,

  Une barbe qui pr?nait autant de beauté,

  Des yeux noirs, symboles de pureté,

  Une épaulière droite à piques,

  Deux jambes bioniques.

  Marlune rentrait d’une longue expédition.

  Il avait pillé bien des vivres au nouvel empire qui venait de na?tre.

  - Capitaine ! Quelle sera votre répartition du trésor ?

  Faut dire, ce p’tit Tarshkila, on lui a montré notre domination !

  - Pushka, ne t’en fais pas.

  Je prendrai seulement de quoi satisfaire mon petit frère,

  Le reste sera distribué de manière honnête.

  Pushka était le second de Marlune,

  Rael son architecte,

  Samir son éclaireur nocturne,

  Et Issa son assaillant direct.

  Le capitaine mit ses lunettes,

  Puis ordonna de tirer un boulet,

  Pour marquer leur retour sur une note enjouée !

  Car ainsi était Marlune, comme il le disait à tue-tête :

  - Nous allons piller cette planète !

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