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25- Magasin

  Les jours défilent comme l'eau d'une cascade,

  Tout le monde est reposé et le matin se lève dans l'obscurité du souterrain,

  Les lanternes s'illuminent pour annoncer le jour et le début des palabres.

  Crone et Le Disgracié étaient partis en ville voir divers magasins,

  Ezra avait été claire,

  Sa présence se maintiendrait dans la brasserie vide où ils veillent,

  Siofra a encore besoin de repos et Ruh ne s'est toujours pas ouvert,

  Le sommeil éternel,

  Le sommeil éternel.

  Dans les ruelles,

  Les enfants glissent,

  Jouent et crient,

  Et les lumières lugubres donnent un ton horrifique,

  Que Le Disgracié peine à combattre,

  Courbant le dos et les épaules derrière l'enfant de la Nature,

  - J'ai l'impression d'être un poulet au milieu d'une cuisine ! chuchote-t-il. Je vais finir en mixture !

  - Oh non ! Ne t'en fais pas ! Des protéines, tu n'en as pas !

  Crone laisse échapper un rire, avant de voir une épicerie.

  Il pousse la vieille porte en bois ornée de pierres timides.

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  Là, un homme se lève et amorce une révérence.

  - Bienvenue dans l'épicerie de Naaf ! Ici, bons plaisirs et bons vivres !

  à vous de me dire,

  Les articles de la surface se font rares chez les vampires,

  Alors votre bonheur se trouve entre mes rayons bien garnis !

  La petite tête de Crone rebondit tandis qu'il acquiesce puis se balade.

  Cherchant légumes et fruits,

  Ignorant son acolyte et ses tirades,

  Illuminant sa crainte envers l'homme aux airs de malice.

  . . .

  Crone avait pris plusieurs kilos de pommes de terre,

  Un féculent universel que jadis son père protégeait lors de sa poussée.

  Un aliment résilient face aux changements de temps sévères,

  Un nutriment qui pouvait nourrir une majorité d'êtres vivants civilisés.

  Accompagnaient cet aliment d'autres légumes et fruits en bonne quantité.

  La transaction fut fluide, par le biais d'une bourse d'or octroyée par Oskar.

  Paniers chargés, l'enfant en confie une part à son compagnon,

  Celui-ci se tord en deux sous le poids en scandant que ce lieu sera sa tombe.

  - Tu veux me tuer ici même ! Dans ce lieu qui ressemble à une immonde carcasse !

  Les locaux les toisent,

  Crone s'excuse, expliquant qu'il pouvait leur livrer l'homme masqué pour leur donner gain de cause.

  - Je peux vous laisser cet ami pour que Justice frappe, et pas qu'en prose.

  Il plonge aux pieds de l'enfant sifflotant, lui implorant de ne pas le laisser avec les vampires, craignant de finir sur la croix.

  Ils finirent par laisser le duo partir,

  Trouvant s?rement en Le Disgracié un être pathétique.

  . . .

  Crone passe la porte de la brasserie.

  L'homme masqué s'affale sur un siège tel un forcené épuisé,

  Et les clones de bois de l'enfant entrent avec l'ensemble des courses portées.

  - Cela vous a-t-il co?té cher ? fit Ezra après deux coups d'?il furtifs.

  - Pas vraiment, confirma Crone.

  Aussit?t arrivé, aussit?t reparti,

  Il se dirige vers la cuisine,

  Fait plonger les patates dans l'eau bouillante,

  Et attend.

  La petite araignée tisse sa toile sur le plafond,

  Sous les yeux silencieux de la femme partageant sa race,

  Protégeant ses compatriotes, en repos ou en cocon.

  Du monde passe par la fenêtre,

  Vagabondant vers leurs destinations pour dormir, travailler ou se repa?tre.

  Crone les regarde filer,

  Comme des diaporamas,

  D'un point A au B dans une satisfaisante continuité,

  Parfois ils se présentaient en amas.

  Gauche droite,

  Droite gauche.

  Le Disgracié peignait sur un tableau,

  Créature humano?de peut-être inventée, au-dessus de l'eau,

  Aux ailes envo?tantes et colorées.

  Siofra, contrainte à rester allongée, le regardait.

  Patates bouillies puis sorties,

  épluchées puis écrasées avec une certaine tranquillité.

  Poignées de sel et d'épices,

  Déposées puis mélangées,

  Petites boulettes formées,

  Roulées sous la chapelure,

  Puis déposées sur la poêle qui, par le feu, combat la froidure.

  Et voici des petits palets de patates,

  épicés et croustillants,

  Servis à tous pour réchauffer en ces temps,

  à se partager autour d'une table.

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