Léa regardait les plantations de fraises en tirant la langue.
Ruh observait l'horizon sans jamais qu’il ne tangue.
Et c'était curieux ;
Des champs à perte de vue, à des milliers de lieues.
Aucun voisin, voyageur ou bédouin.
Eux et seulement eux comme citoyens.
Ni gouverneur, ni femme, ni médecin.
Solitude, solitude, quand tu nous tiens.
Ainsi songeant, il cherche, il pense.
Si ce monde est une étendue vide,
Alors où aller, si ce n'est de l'avant ?
Mais un ? avant ? quoi ? Question non pas limpide.
Car qu'est-ce que l’avant ? Une direction ?
Une forme métaphorique ?
Une sollicitation ?
Ou simplement un terme hypocrite ?
Il lève le pied et avance.
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Sans aucune indication.
Ni confirmation,
Son corps se meut de quelques pas.
Et sa fille le rejoint.
Qu'est-ce que tu fais, papa ?
Ruh commence à gratter la terre avec soin.
Par moments, le sol est mal irrigué. Cela est intriguant.
L'homme tombe sur une dalle à quelques centimètres sous les plantations.
Qu'est-ce que c'est ? C'est tout lisse, avec des motifs étranges.
C'est de la pierre taillée, signe d'une présence humaine, d'une implication.
Ruh se met à creuser autour, puis une grande masse de terre se met à tomber,
Une fois qu’il avait assez de terre retournée.
Un hall d'entrée condamné par une porte renforcée,
Où est inscrit ? Valdencia ? sur une plaque cloutée.
? Valdencia ?. Sceau. Et il me manque une clé.
[ . . . ]
Oskar entre dans la taverne.
Bonjour, mesdames et messieurs. Mon annonce en tant que nouvel empereur fut… chaleureuse.
Tu parles, souffle Siofra, le Disgracié a mal dansé et chanté faux toute la soirée. Dire que c’est un peureux…
Haha ! ?a, reprit Crone, c’est bien vrai ! Quelle veine.
Nous allons bient?t partir, termine Ezra. Guide-nous vers la sortie.
Oskar sourit.
Avant de vous y amener, je dois vous confier quelqu’un.
Nous ne sommes pas une garderie.
Une personne que Tarshkila a fait enfermer ici. Une nuisance hors du commun.
Il fait un tour autour du groupe avant de reprendre.
Un peu comme vous.
[ . . . ]
Le groupe traverse la prison où sont enfermés bien des voyous.
Elle est humide, et son odeur est infecte.
Ils descendent au plus bas.
Oskar s’arrête devant une porte renforcée, dont n’est visible ne serait-ce qu’une fente où pourrait passer un insecte.
J’ouvre, ne bougez pas.
Le crissement de la porte attaque les oreilles.
La poussière des ages se lève.
La lumière se déplace jusqu'à la cage et la berce.
Un homme aux jambes bioniques, à la longue barbe et de même
pour les cheveux,
Est encha?né de partout, chose peu envieuse.
Je vous confie Marlune.

