Enfants à na?tre,
Pour perpétrer lignée,
Donner nourriture pour se repa?tre,
Ou, à défaut, notre propre chair à dévorer.
Protéger jusqu’à trépasser,
Grandir, fonder société,
Mais ils ont tout gaché,
Humains, destructeurs assumés.
Ezra revoyait, depuis ses toiles, ses petits,
Qui lui furent retirés.
Elle se battait comme Ruh, pour ses propres désirs.
Ce combat était un pas vers une vengeance déclarée.
Et Kris se mit à aspirer,
Toiles et déchets sans s’arrêter.
L’araignée enroule tous les fils qu’il prit,
Pour l’étouffer, chose qu’il fit.
Ezra tombe sur le sol comme une arachnide.
Zakar?n se précipite sur elle avant de faire pleuvoir les coups.
La femme esquive les assauts enragés du loup,
Et s’enveloppe d’une peau de toile pour tenir face aux explosions de givre.
Un fil glisse le long du palais,
Jusqu’à la main d’Ezra concentrée.
Celui-ci tirait sa double lame.
Elle l’attrape et commence à parer en restant calme.
Au bout d’un long récital de Zakar?n,
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Elle fatigue, elle et ses fils.
Alors Ezra recule,
Enroule une toile sur son arme et l’envoie à la manière d’une catapulte.
Contr?le l’arme à distance comme une marionnette.
Elle virevolte, danse et tranche,
Tournoie, tournoie, et coupe sa tête !
La lame fr?le la gorge du Marquis en transe,
Avant de l’entailler au ventre puis aux jambes.
Des boules de fumée sont tirées par Kris,
De son étouffement il était remis.
La vision d’Ezra est brouillée.
Sa peau de toile cède lorsque la masse de Zakar?n la percute de plein fouet,
Et l’explosion de givre lui fait cracher du sang,
Et gèle ses jambes contre les pierres au sol.
Elle est sur le dos tandis que le Marquis s’avance lentement.
Son pas lourd résonne comme la mort.
Il lève son instrument.
Ezra est sereine.
Il l’abat injustement.
Mais, au dernier moment, des fils s’enroulent autour de ses bras, le bloquant.
Un sang-froid de reine.
Les fils se multiplient et lui lacèrent la peau.
Ce n’est qu’une question de temps avant que ses membres ne tombent !
Puis des dagues, crachées par Kris, les découpent.
Celui-ci se place devant elle, la fixant, puis pronon?ant ces mots :
- Nous… périr ? Non pas… toi rejoindre enfant !
finit-il, marquant des pauses dues à sa gorge en sang.
Le ventre et la poitrine d’Ezra s’aplatissent,
Sous la masse de Zakar?n.
Du sang sort de tous ses orifices,
Entre les dents, le nez, les oreilles, dans un même rythme.
Mais elle survit.
- (Je le sens… mon poumon gauche a éclaté…
Je vais périr ?
Est-ce terminé ?)
- Femme, tu as tenu face à cet impact.
En symbole de mon respect, je t’offre ta vie,
En échange de Ruh l’infame.
Fais le bon choix, pour ton avenir.
Ruh ou la vie ?
Le choix ne fait qu’un tour dans sa tête.
Oui, sa vie.
Elle se revoit danser avec les siens en fête,
Tournoyante et admirée,
Souriante et adulée.
Ses enfants riant,
Joie immense.
Oui, sa vie.
N’était-elle pas belle ici ?
Ezra, de retour chez elle,
Ville d’araignées sereines,
Vie si sensible.
- Plut?t mourir… que trahir.
Surpris de la réponse,
Zakar?n charge du givre autour de sa masse.
Il la lève pour faire taire ses songes,
Mais avant qu’il ne le fasse,
Tonnerre de choc sauvage !
Munie de ses griffes, elle tranche ses jambes !
- Zakar?n ! En haut ! La lache !
Bien des fils l’avaient remise au plafond sans qu’elle ne tremble.
La douleur lui déchirait l’ame.
Une br?lure si intense qu’on ne pense plus qu’à cela,
Persuadée qu’il s’agit là de la pire souffrance de l’existence.
Aussi, elle s’était totalement enroulée dans un cocon, battant comme un c?ur palpitant.
Zakar?n le fixe, et commence à charger un rayon de givre.
Soudain, le cocon vire au rouge.
Le Marquis observe sans rien dire.
Kris reste sur ses gardes et respire comme un fou.
Soudain, le cocon éclate.
Ezra, dont le buste avait fusionné avec la toile,
Regarde le duo, les toise.
Sourire aux lèvres, couverte de sang, yeux rouges écarlates.
Son ventre était ouvert comme une gueule de monstre.
Un liquide rougeatre y coulait, enroulé autour d’une sorte de c?ur ;
C’était celui-ci qui battait depuis le début, sous le cocon.
Un soup?on de peur
Envahit le duo en même temps que le liquide imprègne les toiles.
Ezra, épuisée et mourante, avait un ?il fermé.
- Je vais vous emporter avec moi, vous allez apprécier,
Et conna?tre ma race : Araignée Lunaire.
Mon acide va vous annihiler,
Contemplez la fin de vo
tre ère.
Marquis, de ma main,
Vous allez perdre.
Ezra est suspendue en l’air,
Bras écartés, prête à faire décha?ner sa haine.

