home

search

17- Kris

  L'assassin esquive les épines et se précipite sur Crone,

  Un coup fulgurant que l'enfant évite de peu.

  La nature qu'il pr?ne,

  Contre les ténèbres d'un marquis dédaigneux.

  Discrètement, il laisse glisser de petites graines qui s'ancrent sous les vêtements,

  Et encore plus profondément sous la peau

  De Kris, l'assassin patient.

  Celui-ci se camoufle dans l'obscurité et resserre l'étau.

  Sans pouvoir le voir, on est enclin au stress.

  Crone le cherche du regard mais est tel l'aveugle en détresse.

  Le son du vent filant,

  Il se décale rapidement,

  Mais une lame lui perce l'épaule gauche.

  Il étouffe un cri de douleur.

  De sa technique il n'a qu'une ébauche,

  Mais hors de question qu'il se meure.

  D'un coup, Kris ouvre la bouche et se met à aspirer l'air environnant.

  Crone s'enracine sur le sol pour tenir bon,

  Puis envoie une vague de piques de bois tranchants.

  L'assassin se fait percer les deux joues et hurle d'un horrible ton.

  - Haha, on dirait le Disgracié quand il voit une horreur,

  Je pense qu'il aurait la même réaction en te voyant.

  Après un petit gloussement,

  Il retire la lame plantée sur son épaule d'un geste.

  Crone se pare de zèle

  Et attend la prochaine attaque, en détente.

  Kris tire de petites billes d'air,

  Se déplace de ténèbres en ténèbres,

  Pourfend l'enfant qui réussit à esquiver,

  Un second coup qui ne parvient pas à toucher,

  Puis un dernier que Crone put dévier.

  Mais qu'est-ce qui se passe ?

  - Tu dois te demander ce qui t'arrive, hein ?

  This tale has been pilfered from Royal Road. If found on Amazon, kindly file a report.

  L'enfant joint ses poings en l'air, et se met à bouger son corps comme un as.

  à chaque mouvement, Kris se crispe davantage, semblant ne ma?triser rien.

  Ainsi il fredonne, en dansant autour de lui :

  - Tu sais, la nature n'est vraiment pas tendre.

  J'ai injecté des graines en toi, l'ami.

  Et tu dois te détendre,

  Car plus tu te débattras,

  Plus leurs racines prendront place entre tes omoplates.

  Et tu finiras arbre.

  à ces mots, Crone termine sa chorégraphie.

  Et les racines percent la chair de Kris,

  S'enroulent autour de lui et s'ancrent dans le sol.

  L'enfant prend ses distances,

  Et fait pousser une fleur qui aspire sa blessure béante.

  Il secoue rapidement sa tête et ses cheveux se rabattent sur son corps.

  Une main agrippe sa tête et la fracasse contre terre.

  Crone est confus.

  Les petites pierres entrent dans sa chair,

  Il ne comprend pas et ses pensées fusent.

  Il l'avait éliminé, c'était s?r.

  Alors pourquoi est-ce Crone qui est comme un vers ?

  Deux lames d'acier mal aiguisées

  Percent les deux jambes de l'enfant sonné.

  Il étouffe un cri en entassant des branches dans sa bouche.

  Kris s'assied sur son dos et se courbe.

  Il approche ses lèvres de son oreille qui tremble.

  - Tu ne t'attendais pas à ce que je mus ?

  Nous autres, assassins, devons nous adapter à tout.

  Elle était là, la réponse ! Il l'avait eue !

  L'homme enroule ses bras autour du cou.

  Il compte tuer Crone par asphyxie.

  Celui-ci n'arrive pas à se sauver, à le saisir.

  Il essaie de se tourner mais les deux lames pénètrent encore plus sa peau !

  Alors il est immobile et se tord de douleur, l'?il en sanglots.

  - J'en ai plus pour longtemps, ne t'en fais pas.

  La vision de Crone s'embrume.

  Il fallait vite une solution avant que sa vie ne s'arrache.

  La tête de l'enfant s'élève avant de s'écraser de nouveau contre le bitume.

  Kris maintenait la pression, c'était le coup de trop.

  - C'est inutile de te débattre, c'est à toi que tu fais du tort !

  . . .

  La gueule d'un serpent de fleurs sort du sol pour engloutir les deux.

  Kris, dans l'incompréhension, essaie d'en sortir, en vain.

  La bête s'élève dans les cieux,

  Tandis que l'assassin se retrouve piégé dans les embranchements comme une bête attendant sa fin.

  - Redescends, la Nature te l'ordonne.

  Le serpent s'écrase à toute allure sur la terre ferme.

  L'assassin se prend un torrent de feuilles tranchantes qui découpent son corps.

  à la fin, Crone tombe du ciel et abat son talon sur sa gorge pour le faire taire.

  Kris dispara?t, réappara?t à quelques mètres.

  - (Ce type m'a broyé la gorge... Mais c'est qui ce gamin ?

  Il ressemble à l'enfant de la Nature, surtout vu ce qu'il a dit avant de m'abattre sa semelle.)

  Des racines sortent du sol pour attraper cet assassin,

  Il esquive par petits pas et se fond dans l'obscurité.

  - (Il a sorti une grande technique, je le reconnais.

  Cela montre aussi que j'ai failli l'avoir, il le sait.

  Je dois frapper, être vif, précis, et par surprise...

  Me dépasser... Avec toutes ces blessures je vais perdre en force et vitesse... Je dois me dépasser...

  Allez ! Kris ! Du nerf ! Zakar?n te l'a appris !)

  Crone reste vigilant.

  Quand l'homme des ombres lui plonge dessus,

  Il le pare de justesse avec deux lames en bois et l'envoie en l'air d'un geste s?r.

  Kris s'écroule sur le sol dans un fracas assourdissant.

  Une mare de sang y coule à profusion.

  L'ennemi dispara?t avant que l'enfant puisse se retourner pour le voir.

  Sans pouvoir respirer, Kris charge une nouvelle fois.

  Pile au bon moment, Crone lui décoche un coup de pied qui se fracasse contre son menton.

  Il s'encastre contre le sol, une de ses chevilles se brise au choc.

  Un rale de douleur résonne dans les ténèbres qui entouraient le bloc,

  Bloc sombre qui servait d'arène,

  Non loin du palais de Tayn.

  Crone se tourne vers lui pour l'achever,

  Mais encore il dispara?t.

  - (Je dois le vaincre, je dois le tuer !

  L'affronter n'était pas prévu à l'origine, on ignorait que Ruh était si bien accompagné !)

  Dans un ultime élan, Kris s'entrechoque avec Crone,

  Qui lui tient fermement les deux bras.

  Son masque tombe sous son menton où une barbichette tr?ne.

  L'enfant voit son visage.

  Larmoyant, sanguinolent,

  à moitié br?lé,

  Les yeux blancs.

  - (La Famille... La Famille ! Pour la Famille ! Jamais je ne perdrai !)

  Kris crache une dague dans l'?il de Crone qui se perce.

  Il l'envoie sur le sol d'un coup ferme.

  Avant de le rejoindre et faire pleuvoir des coups violents sur son crane jusqu'à ce qu'il ruisselle de sang.

  En se relevant, il abat cinq fois sa semelle sur son visage rougeoyant.

  Au cinquième, il glisse et tombe à genoux à cause de sa cheville.

  Il s'alerte, un b

  rin de peur en lui.

  Recule puis dispara?t dans l'obscurité.

  Dans l'obscurité,

  Il s'en est allé.

  Et le sang de Crone est versé.

  Un lycoris y a poussé.

Recommended Popular Novels