Lorsqu'elle reprit ses fonctions,
Ses mots furent brefs.
- Nos ennemis peuvent se repérer dans la nuit sombre,
L'obscurité ne sera pas une surprise, c'est bête.
Ainsi j'ai fait mon choix, se résonna Ezra.
Puis, se tournant vers l'ancien corsaire, elle continue.
- Retourne dans cette ville sans être vu,
Trouve par n'importe quel moyen un effet de surprise et tire tes flammes,
Ce sera le signal pour qu'on attaque.
Le concerné s'étire.
- Eh ben ?a ne rigole plus, Le Grand Marlune retourne sauver la situation,
Puisqu'il en est l'unique solution...
- Vois en cela un moyen pour moi de te faire confiance, chose primordiale ici.
- On sait que tu vas le faire les doigts dans le nez, poiscaille ! Rigole Crone.
Même s'il se tut en partant, il en pensait au moins autant,
Plongeant puis nageant sous la terre et les crocs,
Son esprit se concentre comme une bête assoiffée de sang,
Ne voyant en ses yeux son objectif uniquement,
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Bien vite il rejoignit la ville,
Statues qui pourtant semblaient fixes,
Et pointant leurs yeux vers les cieux.
Il les passa et traversa bien des pieux.
Atteignant au détour d'une demeure un gargantuesque pont,
Soutenu par des statues gigantesques
Allures d'Athènes mais sans cha?nes dantesques,
Cha?nes qui réduisent, affaiblissent, fondent,
Mais leurs grandeurs n'ont d'égal que leurs douleurs,
Géants balafrés comme la vie d'un estropié,
Qui, fuyant un destin inéluctable comme la nuit de l'horreur,
S'est fait arracher.
Les voilà ! Les flammes qui éclairent ce pont,
Positionnées sur leurs dos !
Les martyrs n'ont qu'une bouche à fermer pour de bon.
De toutes fa?ons la pierre est muette comme la vie sans eau.
Et sur ce pont,
Et sur ce pont,
Un homme-loup affronte un envoyé de Zakar?n.
Les coups lourds fusent en une symphonie vive,
Se rendant coups pour coups,
Le loup passe sur le c?té pour faucher avec sa longue lame,
L'assassin laisse échapper ses ténèbres pour l'engloutir et esquiver en glissant, tout un art.
La bête hurle et hérisse le poil, terne.
Mais les ténèbres deviennent opaques,
Elles se fracassent,
éclatent,
Atomisent l'homme mi-animal.
- Menace, éliminée. Ils sont si faibles, ces loups, se réjouit le soldat.
- En effet, faibles. Fit une voix étrangère.
à peine eut le temps de se retourner,
Que le garde se fait décapiter.
La tête empalée par le visage sans aucune gêne,
Le nouvel arrivant retire le crane qu'il avait percé de son bras tranchant.
Un petit nez, la peau verte, des cheveux courts et des yeux clairs.
Des lames de mantes et une queue de gecko.
Un Grimalys*, et il a les crocs.
Il se précipite en dehors du pont les yeux rivés sur la terre.
Attrape le sol et le soulève, découvrant Marlune.
- J'en étais s?r, je n'étais pas le seul à guetter ici. Fit-il, à moitié mué.
Marlune lui tira un rayon de flammes,
Il fut br?lé vif, mais un second Grimalys attaqua ;
En vérité, il avait juste quitté sa première peau avant d'être touché par le feu infame.
La créature tente d'envoyer un coup de poing, lent comme une larve,
Marlune l'esquive facilement en ricanant,
Mais au dernier moment,
Ses deux bras se changent en lames verdatres,
C'était ainsi qu'il avait tué le garde.
Il envoie une tornade de découpures sur tout le ventre de Marlune.
- Merde !
- Silence ! Tu m'énerves.
D'un coup de pied, le corsaire est jeté par terre.
Le Grimalys lui saute dessus et plante ses lames entre ses deux oreilles.
- C'est Miirah qui va te tuer ! Hurle-t-il, en bavant. Je m'occuperai de tous ceux liés aux Marquis !
Soudain, une escouade de gardes arrive.
Les sentant, Miirah se retire et dispara?t,
Laissant Marlune blessé,
Face aux ennemis en supériorité.
*Grimalys : Croisement entre une mante religieuse (pouvant modifier chaque membre de son corps pour le changer en lame) et un gecko (pouvant manipuler les sons et l'obscurité pour s'y camoufler).

