Chapitre 33 – La Forêt Malade
I
Ils marchèrent depuis une semaine après leur départ d’Egarad?mn en suivant la route menant à la Vielle Forêt Féerique. Les plaines et collines qu’ils traversaient avaient de l’herbe orange, des arbres et buisson rouge, jaune et orange. Il y avait une odeur de terre mélangée aux diverses odeurs des plantes sur leurs chemins. Elusco récolta quelques feuilles sur le chemin et parlaient avec Apollonia d’herboristerie. En parlant de la paladine, elle leur racontait des anecdotes de sa vie en tant que reine de Gruvengard. Elle ne semblait jamais être à court d’anecdotes, qu’elles soient dr?les ou gênantes. Elle promit cependant de garder ses anecdotes concernant Edvard et leur relation pour elle et son amour. Elle ne voulait pas :
- ? Que le grand et sto?que Templier s’évanouisse d’embarras. La tête rouge comme Guldo. ?
Rien que cette phrase donna des frissons à Edvard sur ce que pourraient être ces anecdotes.
Ils finirent par entendre des bruits : des brigands approchèrent.
- ? Encore ?! ? pensa les quatre anciens membres de la confrérie.
Apollonia, elle, se sentit prête au combat. Elle savait ce qu’étaient des brigands, et le malheur qu’ils infligeaient aux femmes qui osaient voyager sans protection sur les routes. Cela l’emplie d’une puissante fougue.
Ils cordèrent leurs arcs, préparèrent leur fronde et Elusco prépara son baton de mage.
Les premiers furent abattus à la fronde, à l’arc et aux flèches de pierre lancées par Elusco. Une quinzaine furent abattus. Ils se dirent que cela les forcerait à fuir. Cependant, ce ne fut pas le cas. Les brigands erdoss et humains chargèrent. Ils décordèrent leurs arcs et sortirent leurs armes de contact. épées et boucliers, pics de guerre et étoile du matin et bouclier. Elusco enflamma sa main et le cristal de son baton. Ses flammes manquaient de puissance. Elles étaient moins fortes que ses c?nes et rayons de givre. Cependant, il se dit que les habitants de Long Automne seraient peu sensibles au froid magique.
Ils virent plusieurs brigands fuir en voyant la quinzaine de tués en moins de cinq minutes.
- ? Ceux-là sont les plus malins. ? pensa le groupe.
Aldric écrasa avec son arme chaque brigand qui osait s’approcher du géant. Au point que les brigands l’évitaient tout simplement. Cela énerva un peu le vulpin. Certes il tuait sur le coup chaque brigand, peu importe ses muscles et sa protection. Il en faisait même fuir certains qui hurlaient de terreur en courant et lachant leurs armes devant la terreur que leur inspirait Aldric. Surtout après le violent bruit de tonnerre qui retentit plus loin.
Le fait que l’on prive un ancien mercenaire des Crocs-écarlates d’un combat, même court, l’énerva un peu. Il vit les brigands charger Ricina et Elusco. Il chargea aussi. Il sera leur protecteur, leur gardien. Il savait que Ricina pourrait utiliser sa taille et sa largeur comme avantage pour attaquer en restant hors d’atteinte et il avait la complicité suffisante avec Elusco pour savoir quand il allait lancer un sort. Chose que Ricina savait deviner aussi. Leur laissant le moment de s’écarter lorsqu’il lancera ses flammes de mage. Il fon?a vers eux, bouclier et en avant. Il écrasa et brisa plusieurs ennemis avec son bouclier et sa masse énorme. Il arriva vers eux avant les brigands et les trois se regardèrent d’un regard complice. Il serait le rempart protégeant ses amis et son amant.
Edvard embrasa son épée et tranchait à travers les armes, boucliers et armures des brigands. Le tout en passant d’épée à la lance en passant par la hache par rapport à la situation et ses adversaires. Il incanta une égide divine pour se protéger des flèches et des carreaux tirer dans sa direction. Son écu encaissa plusieurs coups de hache et de coutelas. Il était solide. Il prit cependant quelques coups sur le torse et les bras, mais ses protections de métal, de cuir bouilli et de tissus rembourrés le protégeait des coups. Il prit tout de même un coup de hache sur son casque. Ce coup le sonna presque. Cependant, il répliqua d’un coup létal d’épée sur son adversaire. Il incanta une onde de choc pour repousser un groupe de huit brigands qui le chargeaient et se retrouva avec une explosion surpuissante. Les corps des huit brigands furent projetés dans les airs avec un bruit si violent qu’il fractura les rochers proches. Edvard fut ébahi par ce sort et pensa :
- ? Pourquoi tant de puissance Dakrés ! Je voulais juste les repousser pour me défendre ! ?
Il sentit la fougue du dieu des tempêtes et du dieu de la guerre en lui. Ils semblaient s’amuser à travers lui. Edvard regarda les brigands restants après le sort et les voyaient fuir. Il ressentait qu’il devait les laisser partir, car les attaquer dans le dos ne serrait pas honorable pour Karzak, dieu de la guerre et du combat.
De son c?té Apollonia affrontait une dizaine de brigands. Elle ferma la visière de son casque en métal pour erdoss. En marchant, elle fit un pas de c?té et deux, non, quatre Apollonia se trouvaient face à eux. Un sort de duplication illusoire. Les trois images et la réelle approchaient, bloquant les flèches avec un sort de bouclier magique simple et économique en énergie utilisée. Le bouclier était translucide pour éviter de révéler quelle Apollonia était la réelle. Les brigands vinrent à elle. Plusieurs frappèrent à travers les illusions et un se prit une tranche vive d’épée dans la gorge. Ils se retournèrent et chargèrent la réelle.
Un clap de mains fut entendu et une ? illusion ? embrocha un brigand par-derrière. La ? vraie ? Apollonia se prit des coups qui la traversèrent. Une illusion chargea les deux archers et l’arbalétrier. Il savait que ce n’était qu’une illusion et l’ignorait. Un clap fut entendu et l’illusion devint réelle ou plut?t, Apollonia prit la place de l’illusion. Et les brigands ne se doutaient de rien. Elle mit un coup d’épée dans le vent et trancha la gorge d’un archer avec une lame de vent. Le laissant à terre s’étouffer dans son sang. Elle embrocha un l’arbalétrier confus et d’un cri étouffé par le vent, fit exploser les poumons du dernier archer avec de l’air condensé projeté sur lui. La masse de brigands remarqua les trois tireurs morts et la chargèrent. Apollonia chargea également les brigands
Un clap fut entendu. L’Apollonia qui était derrière les brigands, ignorée par eux pour être une illusion serra son bouclier et son épée et la leva en l’air. Une lumière se mit à briller de sa lame. Après plusieurs secondes de canalisation, le sort était prêt. Elle pointa son épée et une ligne de lumières multicolores se dessina sur le long de la lame. Un rayon de lumière fut tiré, carbonisant le dos de trois brigands. Réduisant en cendres leurs dos et leurs colonnes vertébrales. Les trois brigands se retournèrent et mirent des coups dans l’illusion, la traversant.
La confusion s’empara d’eux. Les quatre Apollonia les avait encerclés. Les quatre chargèrent et trois claps fut entendu rapidement. Ces sons furent suivis par trois tranches létales dans les trois brigands, le tout en moins de cinq secondes. Apollonia avait éliminé les onze brigands. Elle était fière d’elle et de voir que son apprentissage pendant ses neufs ans de règne ne furent pas vains. Ses ma?tres d’armes et les mages royaux seraient fiers d’elle, très fiers même. Onze contre une et elle avait gagné. Enfin, il y en avait plus qui avait fui en courant à la simple vue de sa duplication en quatre adversaires.
- ? Ils devaient avoir peur de la magie. Ceux-là sont plus malins que les autres ! ? pensa-t-elle
Elle regarda Edvard qui la rejoignit. Elle marcha vers lui et dissipa les illusions. Elle observa son combat et vit qu’il avait abattu quinze brigands encha?nant frappes d’armes rapides et précises et les miracles de corps à corps. Elle regarda l’état des corps des brigands éparpillés et le combina au bruit qu’elle avait entendu pendant son combat. Il avait envoyé une onde de choc si puissante qu’il avait éliminé neuf brigands d’un coup. Ils cognèrent leur bouclier en signe de victoire dans leur combat respectif. Elle vit que son armure avait pris des coups.
- ? Je te la réparais plus tard avec Elusco. En parlant de lui, ils en sont où ? ?
- ? Ils sont là-bas ! ? s’exclama-t-il en pointant les brigands qui chargeait le trio.
- ? On s’occupe des tireurs pour eux ? ? demanda la paladine.
- ? ?a me va. Allons-y ! ?
De leurs c?tés, Aldric servit de rempart vivant contre les attaques des brigands au corps à corps. Ricina se glissait sous le bouclier immense du géant et frappait de ses pics les jambes et genoux des brigands. Aldric achevait les blessés. Les brigands comptaient des hommes et des femmes. Cependant, cela ne gênait pas les membres de la confrérie.
- ? Ceux que j’affaiblis et que j’achève compte pour nous deux, compris le géant ? ? dit Ricina.
- ? D’accord, si ?a peut te faire plaisir ! Hahaha ! ? s’exclama Aldric, amusé et excité par la transe du combat dans laquelle il se trouvait.
Un groupe de six brigands approcha, leur barrière magique les protégeait des projectiles des tireurs. Le duo re?u le message dans leur tête :
- ? Flammes prêtes ! écartez-vous ! ? pronon?a le mage dans leurs esprits.
Ils se décalèrent sur le c?té et Elusco incanta son sort. Il agrippa l’ambre de son baton de mage et l’alluma d’une intense flamme. Il visa de sa main libre les brigands et tint fermement son baton dont les flammes s’embrasèrent de plus belle. Elusco fit un mouvement vif avec son baton, envoyant les flammes dans une boule de flammes qui grossit très rapidement et explosa sur les six brigands. Ils tombèrent tous à terre dans les flammes, certains hurlèrent de douleur, incapables de bouger à cause du souffle de l’explosion.
- ? Ils ne sont pas morts ! Attrapez-les et ligotez-les ! ? cria Elusco.
Le duo attacha les brigands avec leurs cordes et le mage éteignit leurs flammes d’un mouvement de la main. Un autre brigand se jeta sur le mage par-derrière. Ses oreilles d’elfes bougèrent légèrement : il l’avait entendu. Il se retourna et envoya une attaque mentale qui étourdit le brigand sur le point de l’attaquer. Il mit son baton en avant avec sa main à plat comme si elle touchait un mur invisible et le brigand fut repoussé dans un Boum. Une onde de choc le repoussa et il s’effondra au sol. Le mage agita son baton au-dessus de lui en envoyant de sa main libre des éclairs dans l’ambre du baton. Le baton crépita d’éclair et en envoya un en l’air. Il s’exclama :
- ? Rends-toi et fuis comme les autres qui ont vu ma magie ! ?
- ? Plut?t crever que fuir ! ?
Elusco soupira.
La foudre frappa la tête du brigand, le tuant sur le coup. Il regarda les brigands restant : cinq tireurs. Il prépara un sort de foudre et les vit fuir après les flammes et la foudre qu’il produisit.
Il avait remporté leur combat contre la cinquantaine de brigands qu’ils avaient affronté. Ils récupèrent leurs munitions tirées sur les premiers qui les avaient chargés. Heureusement, Karzak les avait bénis car toutes les munitions étaient réutilisables. Aucune perte de munition. Ricina fouilla les poches des brigands sous les regards jugeurs d’Edvard et Apollonia. Elle n’en avait rien à faire et se remplit les poches avec ce que contenaient les bourses des brigands. Pas grand-chose par brigand. Cependant, ils étaient une cinquantaine. Elusco soupira quand Ricina finit de fouiller le dernier brigand. Aldric ne la jugeait pas. Avant, dans feue son clan ou quand il vagabondait après son exil, il faisait pareil. Sauf que pour lui et pour son clan, c’était une question de survie et d’une sorte de ? paiement ?. Il se rappelle la tête d’Elusco quand il avait fait les poches discrètement aux soldats et chevaliers corrompus affrontés après avoir rencontré la Brise-Serment en Regadüm. Il ne l’avait jamais dit à la templière et Elusco n’ont plus. Quand il était avec Thelmir, il se retenait du mieux qu’il pouvait pour ne pas le faire devant le jeune Thelmir. Ce n’était pas très ? héro?que ? après tout.
Ils épargnèrent les six brigands attachés. Elusco, Apollonia et Edvard les intimidèrent avec leur magie pour les inciter à ne plus recommencer.
Elusco et Apollonia réparèrent les armes et armures de leurs alliés. Ils coopéraient bien ensemble malgré leurs différences sur leur fa?on de manier la magie. Elusco dit que c’était un bon signe. Elle dit qu’elle pouvait presque ressentir ce qu’il allait faire avec ses sorts et sa ma?trise des éléments à force de c?toyer les mages royaux. Elle avait appris lors de leurs voyages qu’Elusco avait comme élément principal l’eau et en secondaire le froid. Elle fut surprise de l’intelligence de l’elfe par rapport au fait qu’il avait parfaitement deviné ses éléments de prédilections lors de ses tests avec Adnama.
- ? Une paladine spécialiste des illusions, voilà qui est intéressant. ?
- ? Je peux intervertir entre mes doubles illusoires avec un sort de téléportation optimisé pour pas qu’il ne m’épuise mentalement. Je peux même vous emmener dans les airs en vous faisant voler tellement je ma?trise bien la magie de l’air. ?
- ? Hé bien, je n’aimerais pas t’affronter… ? dit Aldric.
II
Ils entrèrent dans la Vieille Forêt Féerique au bout de vingt-trois jours de voyages et de ravitaillement dans des villages erdoss. Une camaraderie solide se forma entre les anciens membres de la confrérie et Apollonia. Ils sentaient que l’hiver commen?ait à appara?tre. Cela signifiait qu’Elusco et Aldric nés dans le début de l’hiver étaient désormais agés de vingt-sept hivers. La fin de l’automne signifiait qu’Edvard était maintenant agé de vingt-neuf automnes, lui qui était né en fin d’automne. Seulement un an d’écart avec Apollonia, qui était plus agée.
La Vielle Forêt Féerique était composée d’arbres similaires à ceux de Tatromel. Plus large qu’une maison de campagne et plus haute que la tour d’un donjon. Les arbres étaient des chênes, des hêtres, des bouleaux, etc. Aldric, aidé des sens d’Apollonia et de l’habitude pour Elusco de trouver des villages elfiques leur permit de tomber sur un village caché. Ils y pénétrèrent. Les elfes qui y habitaient avaient la peau pale, les cheveux et les yeux aux couleurs de l’automne. Ils furent surpris de voir des aventuriers trouver leurs villages. Elusco les rassura d’elfe à elfe et leur expliqua leur mission. Les villageois comprenaient mais, il semblait y avoir une ambiance malaisante dans le village. Ricina et Apollonia le remarquèrent et demandèrent aux villageois s’il y avait un problème dans leur village ou la forêt. Ricina n’en revenait pas qu’elle proposait instinctivement de l’aide gratuitement aux autres.
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- ? Les autres gus me corrompent ! ? pensa-t-elle très, très fort.
Les elfes de la Vielle Forêt Féerique leur expliquèrent : le C?ur de la Forêt, un arbre multi-millénaire, se faisait voler son essence vitale par une machine draconnique et les fanatiques de Forkiomone la Puissante qui l’accompagnaient. L’arbre était très important pour les elfes de la région et leur survie ainsi que celle des esprits de la forêt qui dépendaient de cet arbre. Le village se nommait Kalendal. Il était composé de maisons en bois et en torchis créés autour des arbres géants, leurs toits composés de chaumes et de larges feuilles. Il y avait une odeur de mousse, de champignons, de sève mais aussi d’épices et de fleurs que la confrérie se rappelait avoir senti chez Adnama.
Un elfe nommé Earnan leur demanda leur aide pour sauver le C?ur de la Forêt. Il leur montra une petite fée. Une petite créature humano?de ayant des ailes de papillons luminescentes et un petit chapeau en forme de champignon rond et marron. La fée se présenta d’une petite voix mélodieuse : Nossali.
Elle dit qu’elle pourra les guider vers de C?ur de la Forêt. Apollonia, Elusco et Edvard firent serment de sauver la forêt, les elfes et les esprits. La fée leur dit cependant que les fanatiques des dragons et leurs machines maudites ont plongé les esprits de la forêt dans une furie. Les fanatiques utilisent leur machine pour les repousser avec de la magie noire.
Ils prirent le chemin en suivant Nossali à travers la forêt. Elle s’agita soudainement en criant :
- ? Des esprits, ils approchent ! ?
Plusieurs arbres à la forme d’ours, de loups ou de hibou les chargèrent, une lumière bleutée émanait des bêtes de bois. Elles étaient grandes comme des maisons. Ricina tomba à la renverse sur le sol en voyant les énormes bêtes. Elle avait peur en les voyant, et pas qu’un peu. La fée se réfugia dans la capuche de la gnome. Elle était elle aussi effrayée que Ricina.
- ? Edvard ! Avec moi ! Comme à l’entra?nement avec Wigberta l’érudite ! ?
- ? D’accord ! ?
Les deux canalisèrent leurs magies et tendirent leurs bras. Un demi-cercle de magie mélangeant magie divine et magie arcanique les protégeait. Le d?me magique était multicolore et légèrement transparent.
- ? Elusco, calme ces esprits comme dans notre première mission ensemble ! ? ordonna Edvard à son ami.
Le mage acquies?a et mit l’ambre de son baton près de sa gorge. Il se mit à parler d’une voix grave, résonnante et mystique. Il parlait la langue des esprits. Seul Apollonia pouvait comprendre ce qu’il disait. Cependant, elle était trop concentrée sur le fait de maintenir le d?me de protection pour écouter et traduire ses paroles. Les esprits frappèrent la barrière. Cela stressa Aldric. Il était sur ses gardes et s’apprêtait à affronter les créatures à tout instant. L’assaut des créatures de bois ralentis au fur et à mesure que les esprits entendirent les paroles d’Elusco. Jusqu’au moment où il n’eut plus d’attaques. Apollonia hésita et Edvard relacha, comme lui conseillait Lonida? en son fors intérieur. Les esprits étaient immobiles.
Elusco s’approcha d’eux et en toucha un sur sa ? tête ? d’animaux. Aldric se précipita vers lui, toujours stressé par l’attaque. Des fleurs apparurent sur la tête de l’esprit à la tête de loup. Ceux à tête d’ours et de hibou approchèrent leur tête aussi. Le mage les toucha et des fleurs apparurent. Les esprits étaient apaisés. Celui en forme de hibou parla dans une langue que le mage et la paladine comprirent. Elusco traduit, les esprits les guideront jusqu’au C?ur de la Forêt en repoussant les autres esprits qui voudront les attaquer. Elusco et Apollonia les remercièrent dans leur langue. Ricina et se releva et son c?ur, ainsi de celui d’Aldric et de Nossali se calmèrent. La menace avait disparu. En plus, ils avaient gagné des protecteurs.
Ils marchèrent en suivant un ruisseau qui devenait de plus en plus sombre. La nature devenait morte et noire. Il y avait une odeur de pourriture et les animaux avait fui cette partie de la forêt. Cela laissait un silence oppressant dans la forêt. L’eau du ruisseau prenait une couleur violet sombre. Cela ne plaisait pas au manieur de magie. La nature était sacrée pour les trois. La torturer de la sorte leur était insupportable. Le groupe savait qu’il allait affronter s?rement des hommes et des kobolds. Elusco leur déclara :
- ? Il ne faut pas avoir de pitié pour les fanatiques des dragons et de Karnéros. Ils sont l’ennemi du Cercle des Neufs, de Divonutib, d’Isophe et des Dieux Animaux depuis plus d’un millénaire. Ils n’hésitent pas à utiliser l’ame des êtres vivants comme du carburant ou des ressources pour leurs équipements et machineries. Utilisant le tourment et la souffrance des ames comme énergie. Eux et leurs fidèles ne méritent aucune pitié, contrairement aux brigands rencontrés précédemment. Ils sont plus cruels qu’une goule ou un autre monstre mangeur d’Hommes. Edvard, que te disent les Neufs ? ?
- ? Que des êtres hérétiques se trouvent à proximité. Des êtres étant foncièrement mauvais et corrompus par la magie la plus malsaine. Eux qui sacrifient et réduisent en esclavage les peuples pour en faire du bétail et des ressources pour leur magie malsaine ne mérite pas la clémence d’Ubolda ni celle de Lonida?. Elles me le disent très clairement d’éliminer ces monstres à l’apparence d’Hommes. Je ressens tous les Neufs en moi me criant d’abattre ces fanatiques et leurs machines. à l’exception des kobolds les plus maltraités. Eux sont les esclaves des dragons. S’ils ne souhaitent pas mourir pour leur ma?tre, alors nous les laisseront partir, libérés de leurs cha?nes. Les Neufs et les esprits feront passer le message de les épargner. Même ceux qui se battent et meurent à Abroria. Ces esclaves méritent la liberté s’ils ne sont pas fanatiques. Leurs ma?tres et ge?liers par contre : les humains écailleux, ne méritent pas de pitié. Ils sont des fanatiques finis de la cause suprémaciste et esclavagiste de Zatriel Première et Seconde. ?
- ? D’accord, épargnons les kobolds non fanatiques et sauvant l’arbre sacré ! ? exclama Apollonia.
Elusco rajouta :
- ? Vous différencierez les kobolds fanatiques et non fanatiques en voyant leurs corps et leurs yeux. Le regard triste, en colère ou abattu en plus d’un corps battu et fouetté est le signe qu’ils ne sont pas fanatiques mais esclaves. Un regard fou comme ceux des humains écailleux ou dit humain zatrien montreront qu’ils seront des fanatiques. Blessez-les et on verra pour leur sort après. Pas de pitié pour les humains à écailles par contre. Même si j’ai déjà tué une quinzaine de kobolds dans la hate d’un champ de bataille, je suis certain que je peux rattraper mon erreur en sauvant ceux pris dans cette guerre. Aldric, je compte sur ta force et sur le fer dosque de ton arme pour détruire la machine. Vu l’effet subi par la forêt, j’opterais pour une liche zatrienne. Une machine à quatre bras ressemblant à un squelette de métal. Son torse renferme son noyau d’ame. Le détruire libéra des cinquantaines d’ames sacrifiées qui pourront atteindre l’Outre-Monde. Quand on la verra, Aldric, tu la chargeras et la réduiras en bouillie de métal déchiqueté. Compris ? ?
- ? Compris. ?
- ? Vous avez compris pour les kobolds ? ?
Un ? Oui ! ? général fut entendu.
III
Au bout de plusieurs heures, Nossali leur dit qu’ils avaient atteint le C?ur de la Forêt. Les esprits de bois furent bloqués par une barrière invisible, comme pour la fée. Elle leur cria :
- ? Courage, héros ! ?
Ils arrivèrent au C?ur de la forêt où se trouva un petit lac à l’eau noire. L’Arbre central était immense et haut comme deux tours de chateau. Il était clairement mourant et se faisait drainer ses forces par une sorte d’humano?de de métal en argent et en or. Une liche zatrienne. Il y avait une trentaine de kobolds et une dizaine d’humains zatriens entre eux et la liche mécanique.
Elusco, Edvard et Apollonia firent pleuvoir des éclairs à faible puissance mais tout en étant impressionnant. Les kobolds se mirent à gémir et crier de peur. Edvard prit une voix mystique et fit appara?tre la pleine puissance des Neufs à travers son corps pour impressionner. Il pronon?a avec une voix résonnante :
- ? Kobolds ! Moi, les Esprits et les Neufs dieux que je prie savent que vous êtes esclaves des humains zatriens ! Si vous déposez les armes et écartez-vous ! La forêt vous permettra de fuir et le Cercle des Neufs vous béniront et vous permettront de survivre dans la nature avec le signe de l’innocence marqué sur vous ! Vous serez accueillis et aidés par les justes et les intelligents. Il y a une cité vers l’Est ! Une cité où les peuples vivent en harmonie ! Vous y serez en sécurité avec la bénédiction des Esprits ! Et ce, malgré les actes de vos tortionnaires ! Les Esprits parlent à travers moi pour vous dire de choisir le camp de la liberté et de la paix ! Je vous laisse le choix d’agir ! Un choix que vous aurez pour le restant de vos jours ! ?
Beaucoup de kobolds, non, presque tous les kobolds lachèrent leurs armes et s’approchèrent d’Edvard et les mains devant, désarmés. Les humains zatriens se mirent à hurler en leur disant de revenir dans les rangs. Deux kobolds leur dit de même. Un humain pale et recouvert en partie d’écailles, sortit un fouet et se prépara à frapper les kobolds voulant se rendre. Il se prit une bille de fronde dans la tête et tomba raide mort.
- ? Venez, vous qui êtes libres ! Venez derrières nous ! Nous vous protégerons de vos tortionnaires ! ?
Les kobolds se ruèrent derrière Edvard, Aldric et Apollonia. Une trentaine au total. Apollonia et Elusco chargèrent un sort de nature et envoyèrent une vague de magie curatrice. Les corps battus des kobolds furent soignés. Elusco avait peu puisé dans l’auto-hémomancie et avait compté sur la magie d’Apollonia pour l’aider. Ce qui était chose faite. Les petits reptiles pleurèrent de joie due à la gentillesse des personnes alors qu’ils croyaient qu’ils allaient tous les tuer. Ils se mirent à genoux devant Elusco en pleurant. Le guérisseur leur fit signe de reculer. Un combat allait éclater. Il cria en langue des esprits d’une voix mystique :
- ? Protéger les kobolds, mes quatre nouveaux amis ! ?
Sa voix résonna et des bruits d’esprits signifiant l’approbation des trois esprits et de la fée furent entendues.
Elusco invoqua une illusion d’une buse bleutée et lumineuse.
- ? Suivez l’oiseau ! Il vous mènera à des alliés loin du combat ! ? dit le mage.
Les kobolds suivirent tous l’oiseau illusoire et lumineux. Une fois disparus dans la forêt, une petite explosion de lumière créé s?rement par Nossali leur signifia qu’ils étaient en s?reté. Elusco et Apollonia soupirèrent de soulagement. Une incantation spirituelle d’un esprit fut entendue, il signifiait :
- ? Nous ramenons les kobolds à Egarad?mn ! Sauvez la forêt ! ?
Elusco espéra que ces kobolds sauvés permettront de contrebalancer pour les vies qu’il avait prises à Raghnakorn.
Ils se préparèrent et Elusco et Ricina commen?a à abattre les humains zatriens avec des billes de fronde et des flèches de glace venant de l’eau souillée du lac. Aldric chargea avec Edvard et Apollonia. Edvard rendit ardente son épée et Apollonia rendit son épée lumineuse. Ils tranchèrent les humains restants. Ils n’avaient rien de grand guerriers. Ils ne servaient qu’à soutenir la machine zatrienne et à garder leur armée d’esclaves. Armée qui venait de rejoindre le camp adverse. Elusco lan?a un sort de sommeil sur les deux kobolds restants. Ils s’occuperaient de leurs cas plus tard.
Lorsque le dernier humain à écailles mourut, la machine se retourna. Ses quatre bras minces et ses doigts mécaniques pointus se mirent en cercle autour de son torse ressemblant à une cage thoracique de métal argenté. Elle avait deux pattes articulées ayant des pieds à trois doigts mécaniques écartés comme les trois points d’un triangle. Sa tête imitait celle d’un crane de dragon. Ses orbites vides brillaient de la magie des ames des mortels lui servant de batterie.
Elle se prépara à envoyer un éclair et remarqua trop tard le coup de bouclier massif d’Aldric. La bosse en fer dosque déforma le métal comme une réaction virulente à la bénédiction de Divonutib. Il la frappa de son étoile du matin au torse et le fit se séparer en deux sous le coup sur sa colonne de métal. Elle se mit à ramper comme un insecte avec ses quatre bras pour fuir. Aldric la rattrapa en deux pas et la frappa dans le dos puis sur chaque articulation de ses bras, afin de les décrocher. Il la retourna et la frappa au torse avant d’arracher à la main ce qu’il restait comme cage thoracique à l’abomination de métal. Il vit un cristal qui brillait de magie spirituelle : le noyau d’ame. Aldric sortit sa hache de guerre et fendit en deux le cristal. Un souffle violent des ames s’échappant de la machine se produisit. Les ames disparurent en quelques instants. Le cristal était fendu, vide et sombre.
Elusco, Apollonia et Edvard foncèrent vers l’arbre massif et utilisèrent leurs pouvoirs de guérison et de nature pour redonner de la vie au C?ur de la Forêt. Après plusieurs minutes l’arbre reprit des couleurs et les esprits accoururent vers l’arbre pour continuer à le guérir. L’herbe repoussa, les feuilles des arbres repoussèrent et ils reprirent des couleurs également. L’eau reprit une couleur normale. Les trois utilisateurs de magie étaient épuisés mentalement. Les esprits et la nature détruisirent les restes des ennemis qu’ils avaient affrontés. Ils retournèrent au village de Kalendal. Aldric portait les deux kobolds endormis par le sort d’Elusco.
Une fois au village, les elfes les félicitèrent pour leur réussite, sentant que la forêt n’était plus malade. Aldric expliqua pour les deux kobolds et ceux qui ont choisi le camp de la liberté. Les elfes comprirent et dirent que les deux kobolds seraient mis en cage où ils seront traités convenablement en tant que prisonniers. Ils convoqueraient le lendemain l’assemblée des villages elfiques pour savoir quoi faire des deux prisonniers. Un vieil elfe parlait de travaux d’intérêt général. Un autre disait qu’il faudrait laisser les esprits choisirent. Les elfes se mirent à débattre avant d’aller se coucher. En effet, la nuit commen?ait à tomber. Les elfes les dirigèrent rapidement au village possédant une auberge : Surgodil. Le souper, les chambres d’auberges, le petit déjeuner et les rations de voyages pour le lendemain leur fut offerts.
Le lendemain, les trois manieurs de magie avaient retrouvé leurs forces. Ils partirent direction de la montagne solitaire de Gogudüm, dont le nom de la cité creusée en son sein fut perdu avec le temps.

